1 An de coworking, ça passe vite, très vite ! Il est maintenant temps de faire le bilan de cette année écoulée et quand j’y repense il y en a des choses à dire !

 

Travailler à côté de son lit,

c’est une lutte constante contre l’envie de faire une sieste

Cela fait donc maintenant un an que je prends mon vélo pour venir presque tous les jours au 12 rue Servan à Cowork In Grenoble. Mais mon aventure entrepreneuriale a commencé plusieurs mois plus tôt puisque je suis “officiellement en activité” depuis octobre 2013.

“Officiellement en activité” entre guillemets car l’activité en elle-même était plus que restreinte au départ. En effet, lorsqu’on se lance tout seul dans un projet professionnel comme ça, il y a énormément de chose à apprendre, à faire, à construire et tellement d’opportunités de s’éparpiller.

J’ai donc passé mes premiers mois d’auto-entrepreneur à réfléchir; à me dire qu’il faudrait que j’aie un site internet, qu’il faudrait que j’ai des supports de communication, qu’il faudrait que j’aille à la rencontre de mes clients potentiels, qu’il faudrait que je réfléchisse, qu’il faudrait que je prenne un peu l’air, que je range mon appart, que je fasse une sieste pour être plus efficace ensuite.

Mon quotidien s’était transformé en périodes de procrastination qui alternaient avec des périodes de questionnement sur le sens de la vie. J’avais plein d’idées, plein de projets mais la moindre tentative de passage à l’action était la plupart du temps remise au lendemain.

 

Payer pour travailler…

Certaines opportunités de travail nécessitaient tout de même un besoin accru de productivité. Dans ces cas là, une seule alternative : travailler hors de chez moi.

J’ai tenté la bibliothèque : avec la sensation de devoir resté cloué à sa petite table sans bouger pour ne pas déranger les étudiants qui révisent, un endroit assez déprimant quand on y passe des journées entières.

 

« mon nouveau bureau » photo envoyée à mes amis mon 1er jour chez Cowork

J’ai tenté quelques cafés : pas toujours pratique, beaucoup de passage, de bruit, peu d’espace pour bouger et les regards agacés des serveurs vous demandant si vous comptez commander autre chose vu que vous êtes là depuis plusieurs heures.

Puis j’ai entendu parler du coworking. À Grenoble il y a 2 espaces qui se sont ouverts début 2013 : Col’inn et Cowork In Grenoble le principe est simple : vous payez pour travailler !

Si on s’en tient à ça, une journée de coworking, c’est une table, une chaise et un accès internet pour le prix d’un mois d’abonnement haut débit chez vous. Je suis donc venu visiter Cowork In Grenoble et on m’a proposé de rester pour travailler le reste de la journée… et j’ai décidé d’y revenir, une journée de plus, puis une autre, puis un mois, puis toute l’année…

 

« Tu es qui? Tu fais quoi?« 

L’état d’esprit qui règne chez Cowork

Ce sont les 2 questions que vous pose Mathieu  Genty à votre arrivée. Mathieu Genty, un grand gars un peu rustre mais rigolo, c’est le fondateur du lieu. J’ai de la chance, je ne l’ai rencontré qu’à mon deuxième jour.

Après lui avoir expliqué mon projet la question suivante a été “Pourquoi je devrais venir te voir toi plutôt qu’un autre qui fait la même chose?”

Ce sont pour moi des questions plus que nécessaires quand on monte son projet. Au delà d’un espace pour travailler c’est un état d’esprit que j’ai trouvé chez Cowork, un endroit où on vous pose les bonnes questions et surtout un endroit où on passe à l’action, où on construit et on fait avancer des projets.

C’est exactement cet état d’esprit que j’avais du mal à trouver tout seul chez moi et que je suis venu chercher ici.

 

Les Coworkers c’est comme des collègues de bureau mais pas tout à fait

Un espace de coworking ne serait pas grand chose sans ses coworkers. Il y a ceux que l’on ne voit qu’une fois, ceux que l’on voit de temps en temps, ceux que l’on voit tous les jours. Ceux avec qui on parle boulot, ceux à qui on raconte ses soirées de la veille, ceux avec qui on construit des projets communs.

Dans un espace de coworking on retrouve une ambiance de travail entre collègues : on va au boulot, on discute autour d’un café, on sort acheter de quoi déjeuner à midi…

Alors quelle différence avec la vie de salarié en entreprise?  Selon moi la différence vient du fait que chacun est libre et indépendant, chacun est responsable de son activité et surtout, chaque coworker choisit d’être là de son plein gré ! Et ça change beaucoup de chose sur l’ambiance qui règne dans cet espace.

Plus qu’un lieu de travail à partager, c’est une véritable communauté qui s’est créée, des gens qui ont tout à gagner à s’entraider, à partager leurs expériences, à se donner mutuellement des conseils dans leurs domaines d’expertise respectifs, à développer des projets communs.

Une année de coworking, c’est une année de rencontres : Mathieu, Géraldine, Lionel, Jeanne, Manue, Julie, Nico,Jonathan, Mallory, Philippe, Ludo, Claire, Fabrice, Thomas, Kim, Cynthia, Cécilia, Nils et tellement d’autres

 

Et en terme de résultats?

J’ai évidemment gagné en chiffre d’affaire, mais également en visibilité, en reconnaissance, en compétence, en confiance, en nouveaux projets pour l’avenir…

J’ai un site internet dont je suis très fier, un deuxième en développement, des vidéos dont le nombre de vues augmente progressivement (dont une à 4000 vues pour Comme Une Française), un projet – storytelling.fr – qui s’est créé à Cowork en partenariat avec Lionel Clément d’Ecritoriales, j’ai l’opportunité chaque mois de donner des conseils aux entrepreneurs grenoblois pour bien pitcher leurs projets… et plein d’autres choses dont je ne peux pas encore parler pour le moment.

Difficile de comparer ma 1ère année d’activité et ma deuxième tant les choses sont différentes. 1 An de Coworking, ça représente un investissement énorme quand on démarre son activité avec ses allocations chômages, mais ça a été de loin la meilleure décisions que j’ai prise depuis le lancement de mon activité !

Alors si vous êtes indépendant, si vous travaillez de chez vous, si vous souhaitez monter votre projet je ne peux que vous conseiller de venir voir ce qu’il s’y passe.