Faire une conférence sur le storytelling, c’est comme raconter une histoire : c’est un exercice passionnant, fascinant, déconcertant et surtout frustrant, tellement le sujet est vaste et tellement il y a de choses à dire… ou plutôt à raconter.

Il était une fois… l’art de raconter une histoire

Il était une fois le storytellingQuoi de mieux pour débuter une conférence sur le storytelling que de raconter une histoire ? J’ai choisi Les Habits neufs de l’empereur. Ce conte d’Andersen raconte comment deux tisserands prétendent pouvoir tisser l’étoffe la plus plus belle et la plus fine. Cette étoffe serait invisible aux yeux des idiots et des incompétents. Évidemment, les tisserands sont des escrocs et tissent dans le vide. Personne à la cour n’osant admettre qu’il pourrait être idiot ou incompétent, tout le monde prétend voir cette magnifique étoffe. Le conte se termine avec l’empereur défilant devant son peuple entièrement recouvert de cette étoffe, commençant à douter de son existence mais continuant à défiler, nu, jusqu’au bout.

Ce conte illustre très bien le pouvoir des histoires. Si des catégories de personnent maîtrisent l’art de raconter une histoire, ce sont bien les escrocs et les manipulateurs. À partir de rien, ils sont capables d’embarquer leur auditoire et de faire agir des gens contre leur propre intérêt. À l’inverse, des personnes qui ont réellement des choses à dire maîtrisent souvent mal leur manière de communiquer. Ils finissent souvent par endormir leur public plutôt que de leur transmettre un message fort. C’était tout l’objet de ma conférence, montrer au public que le storytelling peut-être un outil puissant pour transmettre et véhiculer des messages.

 

Inspirer, engager, émouvoir, vendre… Le Storytelling a un million d’utilités.

Comme l’ont très bien souligné les participants, le storytelling peut servir à un million de choses :

Les propositions faites par les participants à ma conférence du 12 Mai

Le storytelling est partout : art, fiction divertissement, mais aussi dans la publicité, la politique, le journalisme, la justice… Mais le storytelling est encore trop peu présent là où il pourrait être très utile : les présentations en public, les séminaires, les conférences ou même les entretiens d’embauche.

Pourtant, quoi de mieux qu’une histoire bien construite et bien racontée pour captiver son public et rester dans les mémoires ?

Nous avons fait l’expérience en direct pendant la conférence. Il suffit de demander à quelqu’un de raconter une anecdote ou un moment marquant de sa vie. Et nous le voyons prendre le rôle du storyteller. La posture s’ouvre, les yeux s’illuminent, le ton et la dynamique changent. Nous avons tellement été baignés dans les histoires depuis notre plus jeune âge, que nous savons retrouver inconsciemment la manière de raconter une histoire. Bien sûr cela se travaille et chacun peut réellement développer son propre style, mais les essentiels sont là.

Ecouter quelqu’un parler avec entrain et intérêt d’une expérience vécue qui met en avant une compétence professionnelle lors d’un entretien d’embauche aura bien plus d’impact qu’une simple liste de qualités. Ecouter un chercheur raconter comment, d’une série d’observations, il en est venu à se poser les bonnes questions permettra de donner du sens aux résultats qu’il expose.

Les applications possibles du storytelling sont innombrables et les effets n’en sont que plus bénéfiques, encore faut-il raconter la bonne histoire au bon public.

Raconter une histoire c’est faire des choix

Avant même de structurer son histoire, avant même d’en déterminer les éléments principaux : le célèbre triptyque héros-quête-obstacle dont nous aurons l’occasion de parler dans de futurs articles, les premiers choix à faire concernent le public, ce qu’on attend de lui et les messages qu’on veut lui faire passer.

Qui est mon public ? Qu’est-ce qu’il attend de moi ? Que sait-il déjà ? Qu’est-ce que j’attends de lui ? Qu’est-ce que je veux qu’il retienne de mon intervention ?

Ce sont autant de questions essentielles à se poser avant une présentation, autant de facteurs qu’il est impossible de maîtriser totalement. D’où l’importance de faire des choix.

Chaque individu a sa propre perception, son propre ressenti vis à vis d’une histoire. Elle fait appel à son vécu mais aussi à son inconscient, et même s’il est possible d’accrocher et de capter son attention tout au long d’une histoire, il n’est pas garanti de le satisfaire. C’est un fait, on ne peut pas tout dire sur un sujet avec une histoire et encore moins satisfaire tout le monde.

Choisir un message, une problématique, un angle de vue est difficile, mais ce sont ces choix qui garantissent de créer une histoire forte, qui, à défaut de plaire à tout le monde, saura marquer vos interlocuteurs et rester dans les esprits.

Jouer avec la frustration

Comme je le disais au début, parler de storytelling est très frustrant tant le sujet est vaste, mais j’ai fait le choix de ne pas tout dire.

J’aurai mille et une occasions de reparler de storytelling ici même. Si vous voulez en savoir plus, je vous recommande vivement le site de Lionel Clément storytelling.fr pour lequel j’ai eu l’occasion d’écrire quelques articles :

Et je ne peux que vous recommander le site des conférences TED pour voir d’excellents storytellers raconter des histoires passionnantes sur des sujets qui le sont tout autant. Les vidéos sont en anglais mais la plupart sont sous-titrées en français

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